CFM - Madagasikara

Mot du Président

Président Maka Alphonse

Depuis l’indépendance, Madagascar a connu des crises récurrentes économiques, sociales et politiques, de plus en plus fréquentes générées par divers facteurs à la fois d’ordre historique, sociopolitique, économique et géostratégique, qui mettent chaque fois en danger l’unité nationale et la stabilité politique.

Il en résulte une détérioration du tissu social, une dégradation des conditions de vie de la population et un climat politique délétère. Aussi, la confiance entre la population et les différents acteurs politiques ainsi qu’envers l’Etat est–elle rompue.

La perte des valeurs éthiques et morales, l’incivisme des citoyens et la déliquescence progressive de l’Etat prennent une ampleur très considérable. La sécurité des personnes et des biens sur le territoire national laisse beaucoup à désirer.

Divers facteurs ont été identifiés comme étant à l’origine de ces crises. Entre autres peuvent être cités le non-respect de l’Etat de droit, la politisation de l’Administration et des Forces armées, le manque de bonne gouvernance économique et la confiscation de l’économie par une oligarchie, le népotisme politique, régional, tribal… et surtout le déséquilibre du développement régional et de la répartition des ressources nationales par manque de volonté politique pour une réelle décentralisation.

Face à cette situation, l’Etat malagasy ainsi que les citoyens, ont pris conscience de la nécessité de recourir au «Fampihavanana » pour faire de Madagascar un pays profondément pacifié, réconcilié, harmonieux et développé. Une noble mission qui a été confiée au Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM), un organe prévu par la Constitution du 11 novembre 2011 (Art. 168) et mis en application par la loi 2016-037 du 02 février 2017 relative à la réconciliation nationale.

Né de la recomposition du Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy ou FFM, le CFM a été mis en place afin de redynamiser le processus de réconciliation de toutes les composantes majeures de la Nation et de contribuer à éviter la répétition des crises en préconisant la culture de dialogue pour que la population Malagasy puisse se pardonner et se libérer du passé pour créer son futur.

 

Sans pour autant favoriser la culture d’impunité, l’amnistie fait partie de la panoplie des mesures de pardon en vue de la réconciliation nationale. Quant aux ayant droits, le CFM dispose d’une plénitude de compétence, conformément aux dispositions de la loi susmentionnée.

Ainsi, ce site est surtout créé dans l’objectif de faire connaître aux publics les principales missions du CFM, son existence, ses activités et par ricochet les résultats de ses différentes démarches.

Pour y parvenir, l’option est d’alimenter en information ce site pour que l’ensemble des citoyens comprennent le véritable rôle de cet organe dans la vie de la Nation.

Le schéma se présente alors comme suit en respectant la ligne de la gouvernance responsable de la structure.

  1. Informer le citoyen : ceci correspond à l’obligation de transparence que la gouvernance responsable doit respecter. Ainsi, le public dans sa généralité sera en phase sur l’évolution des réalisations du CFM.
  2. Se conformer à la loi : de manière à justifier la légitimité et la légalité de ses décisions. En effet, le CFM a le devoir de respecter le mécanisme de prise de décision édicté par la loi. De ce fait, toutes ses décisions ne seront pas sujettes aux polémiques.
  3. Répondre aux attentes des publics : les actions du CFM doivent répondre aux impératifs qui ont conduit à sa mise en place. Par conséquent, des critères d’évaluation précis doivent être établis pour permettre l’appréciation des décisions prises.
  4. Recommander aux pouvoirs exécutif et législatif : les réalisations du CFM doivent leur être communiquées et expliquées pour permettre la mise en œuvre d’une politique d’apaisement.

 

Plusieurs efforts ont déjà été initiés depuis la période de la transition en 2011, en vue de sortir de ces crises, condition sine qua non de l’instauration d’un climat de paix et de sécurité en vue d’un développement rapide, équilibré et harmonieux de Madagascar dans le cadre du monde moderne du troisième millénaire. Parmi ces tentatives, peuvent être énumérées :

  • la mise en œuvre des mécanismes et dispositifs institutionnels,
  • l’opérationnalisation des cadres juridiques de la sortie de crise et,
  • l’implication significative de la population Malagasy et de tous les acteurs sociopolitiques et économiques de la Nation au processus de la réconciliation nationale et de la refondation de la Nation.

 

Par ailleurs, il est également assigné au CFM d’entamer une démarche de refondation de la République Malagasy sur la base du concept « Vérité, Justice, Pardon, Amnistie et Réconciliation », devant aboutir à la refondation de la Nation et de la République.

Pour ce faire, le CFM a pour mission de :

  • Conduire le processus de réconciliation nationale,
  • Contribuer à l’instauration d’une atmosphère politique garantissant la non répétition des conflits,
  • Formuler les recommandations devant conduire à la refondation de la Nation et de la République.

Pour y parvenir, ses principales attributions consistent à :

  • L’établissement de la vérité et des violations de droits en relation avec les évènements politiques allant de 2002 jusqu’à la fin de la Transition,
  • L’investigation de la réalité en relation avec les évènements politiques allant de 2002 jusqu’à la fin de la Transition aux fins de réparation et de réconciliation,
  • L’établissement de la vérité sur les situations tragiques majeures ayant laissé des séquelles sur la cohésion nationale,
  • La recommandation des mesures et des garanties de non-renouvellement des violations des droits de l’Homme,
  • La lutte contre la culture d’impunité et de la justice du vainqueur,
  • La réconciliation des grandes composantes de la Nation,
  • La prévention et la résolution des conflits pouvant porter atteinte à l’unité nationale,
  • La participation à l’élaboration des instruments juridiques pour la promotion de la démocratie.

Au juste, ce site qui servira d’outil de travail au CFM, facilitera toutes communications entre cet organe constitutionnel et l’ensemble de la population. C’est ainsi que la réconciliation ne demeure plus un vain mot. Que la société malagasy soit pacifiée et retrouve ses repères par la valorisation du « Soatoavina » Malagasy et par l’adoption du concept de la justice transitionnelle !

Pour terminer, je souhaite chaleureusement et sincèrement pour notre cher pays la promotion « d’une population réconciliée, d’une société paisible et d’une Nation développée ».

 

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